Danse, Street Art

Borba Projekt – Phase#1 : Berlin


La quarantaine de participants de Bulgarie, France et Allemagne du Borba Projekt se sont retrouvés à Berlin le mercredi 27 mars 2019 après un long voyage pour certains et se sont retrouvés dans une auberge de jeunesse où ils ont pris leurs quartiers. Parmi les participants, des Syriens, Soudanais et Erythréens qui ont rejoint le groupe pour leur premier cours de danse !


Quand la musique fait danser les consciences.

Tout au long de la semaine, les participants ont bénéficié de cours de danse donnés par des encadrants professionnels qui, pour la plupart, ont déjà participé à des rassemblements initiés par Euroculture (voir le volet Jeunesse & Mobilité). A raison de quatre fois, les jeunes ont pu découvrir pendant 3 heures différents styles de danse dans un studio loué pour l’occasion : hip-hop, break dance, free-style, contemporaine… Les ateliers ont été l’occasion pour certains d’une écoute particulière, d’un nouveau rapport à leurs corps ainsi qu’à celui des autres autour de nouveaux mouvements, pour d’autres ce fut l’exploration de styles jusqu’alors méconnus. Ces ateliers ont abouti à la conception d’une chorégraphie collective et de tournages de clips vidéo.

Cette semaine a été ponctuée par des temps formels d’échanges sous la forme de tables rondes durant lesquelles les uns et les autres ont pu partager leurs parcours et parler de leurs expériences en tant que migrants ou de leurs perceptions et connaissances de la question centrale de l’accueil en Europe aujourd’hui. Les échanges ont été fructueux. Les animations linguistiques ludiques de Martin Katerov ont également fourni des apprentissages de base dans chaque langues présentes qui ont prolongés les échanges ayant permis non seulement d’informer les jeunes sur les parcours migratoires (dynamiques, contextes socio-économiques et politiques, motivations…) et sur les procédures de demande d’asile (définition du réfugié, droits, institutions, etc. ), mais aussi d’amorcer de nouvelles pistes de réflexion quant à l’enjeu de l’intégration des migrants. Tous ont été unanimes sur les moyens et ressources à mobiliser pour y parvenir : les arts doivent être envisagés comme autant de vecteurs d’inclusion et d’émancipation.

C’est dans cette logique que certains danseurs se sont rendus au Gemeinschaftsunterkunft Rennbahnstraße, un centre d’hébergement pour demandeurs d’asile accueillant des familles, où ils ont initié les enfants au break dance et au hip-hop.

Un second groupe est lui allé à la rencontre de jeunes migrants isolés et hébergés dans un centre situé à la périphérie de la ville. Ces derniers ont alors joué le jeu et participés au week-end consacré au street art et au tournage de Jean-Philippe Morin.

Euroculture Pays Gentiane

L’Art se rue dans Berlin.

Durant le week-end, Ricks et Thiez, membres du collectif Le Mouvement, ont initié les jeunes au street art (graffitis, collages…). Chacun a soigneusement découpé sa photo grandeur nature prise lors de shootings préparatoires, puis le groupe a déambulé dans plusieurs quartiers berlinois afin d’y coller les œuvres. Des poses soigneusement travaillées et interactives mettant en scène la rencontre de deux individus inconnus sous un parapluie coloré, symbole de protection, ornent dorénavant la ville, de Mauerpark à la fameuse East Side Gallery, bien connue pour ses fresques uniques peintes sur les restes de l’ancien Mur, en passant par Schoeneberg et Kreuzberg! Une visite de l’Urban Nation, le musée des arts urbains, a permis aux participants de découvrir une autre approche des différentes techniques du street art.

Pendant le collage, les danseurs ont effectué plusieurs performances break dance et hip-hop. De nombreux curieux se sont arrêtés pour prendre des photos et demander des informations sur le projet.

Ces discussions étaient au cœur d’une démarche participative qui veut envoyer comme messages forts, symboliques et positifs, défendus dans les affichages, la richesse et la nécessité de se connaître et de se rencontrer, pour se connaître, se comprendre et imaginer ensemble les solutions indispensables à mettre en œuvre dans une Europe ouverte et capable de respecter les droits fondamentaux de chaque personne et les valeurs qui semblent elles-aussi avoir été englouties en Méditerranée.

Il n’y a pas de Mur qui tienne, ni à Berlin, ni ailleurs !Logos OFAJ, XNRG, Euroculture, Le Mouvement

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